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Le présumé «train nazi» qu’un Polonais et un Allemand auraient découvert récemment, ressucitant la légende des trains chargés d’or et de bijoux, se trouve sur le terrain de Walbrzych, a déclaré mercredi le maire adjoint de cette ville du sud-ouest de la Pologne, Zygmunt Nowaczyk.

Deux chasseurs de trésor auraient en effet découvert, au cœur des montagnes polonaises, un train chargé d’or volé par les nazis. Montant auto-estimé du butin : plusieurs millions de dollars.

Peu de détails

Zygmunt Nowaczyk s’est cependant abstenu, au cours d’une conférence de presse retransmise en direct, de toute autre précision sur la découverte qui avait relancé les spéculations sur le mystère de trains censés contenir des trésors nazis et disparus dans la région à la fin de la guerre.


Pologne : sur les traces d'un train-fantôme... par euronews-fr

« L’endroit est gardé secret », a ajouté M. Nowaczyk qui a poussé la prudence jusqu’à éviter de parler d’un train, lui préférant le terme de « trouvaille » qui, quoi qu’elle représente, appartient à l’Etat polonais, en vertu d’accords passés avec l’Allemagne.

Le conseiller juridique des découvreurs qui souhaitent rester anonymes, Jaroslaw Chmielewski, a indiqué qu’ils avaient informé officiellement les autorités régionales et centrales et « décrit les paramètres de leur trouvaille », censée être une rame blindée longue de 120 à 150 mètres.

« Nous attendons maintenant l’intervention des instances centrales de l’Etat qui ont compétences et moyens appropriés pour explorer celle-ci » , a-t-il ajouté, s’abritant derrière le secret professionnel pour refuser d’en dire davantage.

Le maire de la ville, Roman Szelemej, se veut pragmatique. « Des avocats, l’armée, la police et la brigade des pompiers s’en occupent », a-t-il déclaré à la BBC, avant d’avouer que « la zone n’a pas été fouillée par le passé  et nous ne savons pas ce que nous pourrions trouver ».

« Bien que ce soit peu vraisemblable, tout est possible ;<UN>désormais j’attends des photographies », tranche pour sa part Jean-Marc Dreyfus, historien et professeur à l’Université de Manchester, cité par Le Figaro.

Deux « chercheurs de trésor professionnels »

Les deux chercheurs de trésor professionnels qui seraient à l’origine de la découverte ont récemment engagé des avocats polonais, lesquels ont pris contact avec la municipalité de Walbrzych, cette ville de Silésie située à proximité de la frontière tchèque. D’après l’AFP, ils souhaitaient négocier leur part du butin (10 %) avant de révéler la localisation exacte du trésor aux autorités locales. Celles-ci prennent a priori les deux Indiana Jones au sérieux, précise le Quotidien LeSoir.be.

Des nazis en déroute à la fin de la Seconde guerre mondiale

À la fin de la Deuxième guerre mondiale, les nazis en déroute ont vraisemblablement tenté de soustraire aux armées soviétiques un fabuleux trésor amassé par le IIIe Reich. Selon d’anciennes rumeurs, colportées depuis 70 ans, 300 tonnes d’or, de bijoux, d’argent et d’armes auraient ainsi été rassemblées dans un train. Le convoi s’évanouit dans la nature entre Wroclaw (à l’époque Breslau) et Walbrzych. D’aucuns avancent que ses traces s’arrêtent près du château de Ksiaz, à trois kilomètres seulement du cabinet d’avocats où les deux chasseurs de trésor sont allés déclarer leur découverte.

Un nom de code : Riese

Une rame de chemin de fer blindée de 150 mètres de long ne disparaît pourtant pas comme ça, sans laisser de trace… Elle aurait été tractée dans de mystérieuses galeries désormais inaccessibles, construites par le régime nazi et connues sous le nom de code Riese (Géant). « Beaucoup de monde a déjà cherché ce train, abîmant les lignes au passage, mais on n’a jamais rien trouvé, a expliqué Johanna Laparska, une historienne locale, au micro de Radio Wroclaw. Jusque-là aucun document prouvant l’existence de ce train n’a été mis au jour. Ceux qui croient en son existence affirment qu’il aurait été soigneusement dissimulé par les nazis dans un tunnel creusé à cet effet, afin de protéger son contenu, qui pourrait révéler   documents secrets et autres richesses volées aux musées et aux familles juives  pendant la Seconde Guerre mondiale. »

D’après Jean-Marc Dreyfus, historien cité par Le Figaro,« d’ autres histoires existent, documents à l’appui. Un train d’or hongrois, lui rempli des objets spoliés aux familles juives de Budapest. Il a été pillé à chacune de ses étapes, arrivant presque vide à son terminus, situé dans la zone d’occupation française en Autriche. En 1944, c’est cette fois un train des œuvres d’art qui fut chargé de tableaux par les nazis à Bobigny. C’est la résistance qui l’arrêtera. »


Les légendes autour des galeries souterraines

Différentes légendes autour de galeries souterraines secrètes près de Walbrzych, où seraient dissimulés des trésors du Troisième Reich, prennent source dans l’histoire d’un énorme chantier nazi allemand de constructions souterraines, celles-là mêmes connues sous le nom de code de Riese (Géant).

Ces installations impressionnantes, construites par des prisonniers de camps de concentration, devaient initialement accueillir dans les Sudètes des ateliers de production d’armes stratégiques allemandes, bien à l’abri des raids aériens alliés.

Une partie des galeries souterraines est aujourd’hui ouverte aux touristes, tandis que des chasseurs de trésors espèrent encore en trouver d’autres.

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